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Au fil des pages : La main de la nuit, this is Halloween this is Halloween

Publié le par Aline

Bonjooouuuur mes petits possédés, comment allez-vous ?

Aujourd'hui c'est... Halloweeeeeeeen !!!! Oooouuuuuuuh ! Et pour marquer le coup, j'ai lu un livre à l'ambiance horreur et stressante : La main de la nuit de Susan Hill. Si si, ça vous dit quelque chose, puisque c'est l'auteur de La dame en noir. Moi qui avait adoré le film, je me suis dit que j'allais essayé cette nouveauté de l'auteur, qui me semblait franchement pas mal. Vous saurez que j'aime bien les histoires de fantômes, un peu étrange, touchant à la folie. Même si je n'ai pas lu beaucoup de livre touchant à cet univers, mais après La main de la nuit, je pense me lancer un peu plus franchement dans le sujet.

Couverture de La main de la nuit

Couverture de La main de la nuit

Titre : La main de la nuit.
Auteur : Susan Hill.
Genre : Fantastique, terreur.
Éditeur : L'Archipel.
Collection : Suspense.
Parution : octobre 2014.
ISBN : 9782809815757.
Résumé de l'éditeur : «C'est alors que je sentis une petite main se glisser dans ma main droite, comme si un enfant s'était matérialisé à côté de moi dans l'obscurité pour s'en saisir. Elle était fraîche et ses doigts se replièrent avec confiance dans ma paume. Nous restâmes ainsi pendant un moment, ma main d'homme serrant la toute petite main. Mais l'enfant était invisible». Adam Snow, un libraire de livres anciens se perd dans la campagne anglaise et se retrouve dans le jardin d'une propriété qui semble abandonnée.
Là, il ressent cette présence, menaçante.

 

J'ai découvert ce livre pendant que j'étais à la récéption, et en voyant la couverture et le résumé au dos, j'ai tout de suite voulu le réserver pour le lire. En plus c'est un texte plutôt court (un peu plus d'une centaine de pages) donc je me suis dit qu'il ne faudrait pas trois ans pour le lire. Au final en prenant mon temps je l'ai lu en un week-end (là vous devez m'applaudir). Et j'en retiens un avis plutôt positif.

Un "roman-nouvelle".
C'est l'impression que j'ai eu dès les premières pages. Les nouvelles sont des récits courts, en général qui s'arrêtent en plein climax, ou du moins qui n'ont pas de fin comme un livre pourrait en avoir. Des descriptions courtes, on ne connaît pas tellement la personnalité du narrateur à part qu'il revend des livres anciens. Et sincèrement pour ce genre de récit j'ai trouvé ça parfait. Pas besoin de broder pendant des pages et des pages, un texte conçis et clair est pour moi la meilleure approche pour un roman comme celui-ci. Même si ça peut paraître un peu froid pour certaines personnes, moi je n'ai pas eu de mal à rentrer dans l'histoire et être plongée dedans.

Un ambiance particulière.
Comme dit plus haut, bien que je sois fascinée par tout ce qui touche à la peur, je ne suis pas familière avec ce genre. C'est donc simplement que j'ai découvert l'univers froid, brumeux et oppressant de La main de la nuit. A part quelques exceptions, les descriptions ne servent pas à dévoiler un monde fantastiquement beau. La plupart du temps j'avais une impression de froid, de gris, de désordre. Surtout quand Adam était dans la maison en fait. Une coupure nette avec le reste des lieux qu'il visite dans ce roman. Et moi les coupures comme ça, j'adore.

Vous disiez que les petites filles étaient les plus dangereuses ?
Ooouuuh le sale gosse. Avec la couverture, je ne vous apprendrai pas que "la petite main" est celle d'un petit garçon. Et c'est clairement un sale gosse. A part dans les chapitres où il est dans des lieux clos, on a tout le temps l'impression qu'il va arriver quelque chose à Adam, surtout quand il s'approche de point d'eau. Ce gamin est non seulement incontrolable mais surtout imprévisible. Comme les sales gosses quoi. Il y a une scène spectaculaire où on sent vraiment que ce mioche veut du mal à Adam, et on le ressent dès lors comme une menace. Il frappe même dans un monastère ! Je ne vous en dirai pas plus, mais la suite d'une attaque qui se passe justement dans ce monastère m'a donné des sueurs froides, et si ce que je pensais était arrivé, je serais restée choquée à vie je pense. Ca fait du bien de voir un môme méchant, car c'est vrai qu'on pense surtout aux femmes ou aux fillettes, surtout dans les films d'horreurs. Des longs cheveux qui cachent le visage, un petit corps frêle qui cache en fait des pouvoirs surnaturels, c'est vrai que ça fait peur. Mais pour une fois que c'est un petit garçon, j'ai bien aimé. Surtout qu'au départ je m'attendais vraiment à une petite fille, puisque sur la couverture j'avais l'impression que c'était une petite fille... Après j'ai retourné la couverture. "Ah oui... en fait c'est un garçon...". Ouais j'suis un peu bête parfois. Parfois.

Une fin qui laisse sur sa faim.
Je ne vais pas vous cacher -je ne sais pas si c'est parce que j'ai l'habitude des films d'horreur ou quoi- j'ai un peu deviné la fin. Une partie du moins. En même temps avec une histoire si "simple", on ne pouvait s'attendre à une fin spectaculaire. Mais comme je prenais ce texte comme un "roman-nouvelle" comme dit précédemment, cette révélation soudaine a clairement sa place. On n'a pas droit à un paragraphe inutile du genre "quelques mois plus tard, trucmuche se sentais bien, il continuait sa vie et fin". Ca aurait été plus qu'inutile. Donc moi, cette fin me convient, elle reste logique et elle explique tout, il n'y avait pas besoin de plus.

 

Bien que j'ai un peu deviné la fin, cette lecture était tout de même agréable et elle m'a offert les quelques frissons que j'attendais. Pour les habitués du genre, je pense que ça serait trop soft pour vous, mais pour les novices comme moi, c'est un bon moyen de commencer. Ne vous attendez pas à une histoire comme celle de La dame en noir, comme je l'ai dit c'est un récit qui se veut en toute simplicité mais qui tient tout de même ses promesses. Je vous le conseille, lisez-le dans votre lit la nuit ou alors par un temps brumeux, ça donnera des effets ma foi bien sympa. 

Oh mais... c'est votre petit frère qui se tient juste derrière vous ?

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